Je participe depuis plusieurs année à la Parisienne et chaque année, la course a une saveur particulière. Cette année, j’avais besoin de revenir après plusieurs courses « ratées »

Ces derniers temps, j’ai enchainé des courses un peu frustrantes : Objectifs trop ambitieux, entraînement pas vraiment à la hauteur, chrono qui ne suivait pas… À chaque fois, je terminais avec cette impression d’être “passée à côté”, de ne pas être au niveau de ce que j’attendais de moi.

Pour La Parisienne 2025, j’ai décidé de changer complètement de stratégie : pas de plan rigide, pas de chrono à battre, pas de pression. Juste l’envie de courir dans Paris, de profiter du moment et, si possible, de franchir la ligne d’arrivée avec le sourire. Mon seul vrai objectif : retrouver le plaisir de courir.

Mon coach perso : une playlist bien choisie

Pour m’accompagner, j’ai misé sur un atout simple mais redoutablement efficace : une playlist soigneusement préparée depuis des semaines. Merci donc à : Barbra S, Mylène F, Tom O, Kavinsky, Phoenix, Else, DJ S, Woodkid et M83… Ils ont tous joué les coachs dans mes oreilles.

Quand les jambes commençaient à brûler, qu’un faux plat se présentait ou que le mental commençait à me souffler : “Tu peux ralentir, personne ne t’en voudra…”, une intro familière, un refrain entraînant ou un beat bien placé venaient me rebooster. 

La musique a littéralement porté ma course. Pas pour m’aider à aller plus vite, non. Mais pour m’aider à rester bien, à rester connectée à ce que je vivais plutôt qu’à ce que j’exigeais de moi.

Des encouragements qui changent tout

Sur le parcours, même avec ma musique (pas trop forte) dans les oreilles, j’ai pu vivre l’ambiance incroyable de cette course. Les bénévoles, les supporters, les amis. Tous ces “Allez !”, ces sourires, ces regards complices, ce sont des mini carburants émotionnels. Quand le mental commence à faire ses calculs (“Il reste combien déjà ?”), eux ne calculent rien : ils applaudissent, ils encouragent, ils y croient pour toi quand toi tu doutes un peu. Et ça, ça aide beaucoup!

La carte postale parisienne, version baskets

C’est aussi pour ça que j’aime tant cette course : elle a un vrai côté carte postale. Courir dans les rues de Paris sans voitures, sans stress, avec la ville comme décor rien que pour nous, c’est un luxe.
On passe devant des lieux qu’on connaît par cœur en métro, à vélo, en voiture… mais en courant, c’est une autre histoire. Ce sentiment d’être dans une bulle hors du temps, au milieu d’une marée de femmes en mouvement. C’est assez unique!

Franchir la ligne d’arrivée… avec le sourire

À l’arrivée, j’ai ressenti une vraie joie intérieure. Cette fois, je n’ai pas regardé ma montre en premier. Je crois que j’ai même mis du temps à arrêter mon chrono. Je savais que j’avais couru différemment : en écoutant mon corps, mes sensations, ma musique, plutôt que des chiffres.

Alors certes, ce n’était pas ma course la plus rapide. Mais c’est, de loin, l’une de celles où je me suis sentie le plus alignée avec moi-même.

Ensemble, pas en compétition

Ce que je retiens surtout de La Parisienne 2025, ce sont toutes ces femmes autour de moi. Des sportives du quotidien, des héroïnes silencieuses, des mères, des collègues, des amies, des débutantes, des confirmées… Toutes avec leurs histoires, leurs doutes, leurs propres raisons d’être là. 

Et ça m’a rappelé une chose essentielle :
Arrêtons de nous mettre une pression folle.
Sur notre allure.
Sur notre physique.
Sur nos performances. 

Soutenons-nous. Encourageons-nous. Acceptons que chacune ait son rythme.
Sur la course, comme dans la vie.

Bravo à toutes ces sportives et héroïnes du quotidien qui ont pris le départ.
Et si tu lis ces lignes en te demandant si toi aussi tu pourrais le faire… la réponse est sûrement oui.
Peut-être pas pour battre un record.
Mais pour te prouver quelque chose à toi-même. 💕