Cross, pour ceux d’entre nous qui n’ont jamais courru en club cela rappelle les cours d’EPS du collège, les tours de stade sans aucune motivation et le fameux « Cross » auquel personne n’avait envie de participer.
Mais en réalité, les cross régionaux et départementaux n’ont absolument rien à voir avec ce vieux souvenir de mes années collège. Ici, pas question de trainer les pieds. Le niveau est haut, les pointes bien sérrées et les déterminations sans faille. 



Depuis octobre, je pensais que terminer une grosse séance de fractionnés était l’étape la plus compliquée de ma nouvelle vie d’athlète…j’étais loin du compte. Le cross, c’est bien pire!!

Petite appréhension de la veille de course


Si vous avez déjà lu un parcours de cross vous comprenez de quoi je parle. Chaque catégorie a une distance, et donc un parcours différent. Dans ma catégorie, nous faisons donc une petite boucle, plus une moyenne et enfin une grande pour ensuite rejoindre l’arrivée. Sur le papier ça donne: aller du point A au B puis passer par C aller à H puis G, K, B, A, C, B, G, H….. bref, du vrai charabia! J’ai peur de me perdre.

La veille, vérification des pointes et de mes vêtements de course…Tout est prêt. Il n’y a plus qu’à dormir (comme si c’était facile une veille de course!)
Le Jour J
 J’arrive bien en avance pour m’échauffer et surtout m’habituer à mes pointes. Apportées par le père noël, elles sont encore flambant neuves en ce deuxième weekend de janvier. J’aurais du les tester avant…si jamais elles me font des ampoules ou qu’elles me font mal…Je les ai portées en marchant trois jours avant mais quand on court c’est différent. J’entends des conversations de coureurs qui ont déjà fini la course avec une seule chaussure à cause de la boue, et ressère donc mes lacets d’un tour. Un autre coureur me dit de partir vite pour ne pas me laisser enfermer au départ…toute une masse d’informations que je reçois à peine quelques minutes avant le départ.
Petite photo pré (vaut mieux que post) run avec toute l’équipe et c’est parti!

Cross
Un départ au galop
Au signal de départ mes jambes se mettent à foncer. Je ne sais pas ce qui leur donne cette impulsion mais je démarre sur les chapeaux de roue. Le terrain est boueux et glissant mais je trouve que mes pointes accrochent bien.

Oh la la! Je suis partie beaucoup trop vite « une erreur de débutant » me dira mon coach à l’arrivée, si bien que dès la 5e minute je n’en peux déja plus. J’ai les poumons en feu, envie de vomir et un point de côté. Quelle horreur j’ai passé toute la course en sur-régime et n’arrive pas à récupérer puisque les côtes et virages sérrés s’enchainent. Ils ne nous laissent donc aucun répis!! Tout cela m’énerve prodigieusement mais je me dis que chaque mètre que je franchis est un mètre qui me rapproche de la ligne d’arrivée. Fort heureusement, j’arrive à accrocher d’autres coureuses, ce qui me permets de garder un rythme plus ou moins régulier, mais surtout, de ne pas me perdre. Je termine ma course assez fatiguée, mais aussi très déçue de l’avoir si mal gérée.

Cependant, je réussis quand même à me qualifier pour le tour suivant. Quinze jours plus tard. Me revoici au départ des championnats régionnaux d’Aulnay sous bois. Cette fois ci, je pars moins vite et conserve un bon rythme sur toute la course. Le terrain est encore plus glissant et la ‘grande’ côte bien pire que la fois précédente,. Mais, je réussis quand même à sprinter à l’arriver et améliore mon chrono d’une minute trente alors qu’il y avait 500m de plus que la fois précédente. Cette fois encore, je ne me suis pas perdue.
Pas qualifiée pour le prochain tour, je suis tout de même heureuse d’avoir amélioré mon temps et me dis que ça me laisse une petite marge pour faire encore mieux l’an prochain 
En tout cas je souhaite bon courage à tous les athlètes sélectionnés pour les championnats de France qui se dérouleront aux Mureaux le 1er mars prochain car ils méritent amplement d’être encouragés.
cross4
Ma vision de la course à pieds a changé
Le cross est vraiment une épreuve difficile. L’athlétisme en général n’est pas une discipline facile. Le cross apprend l’humilité et le dépassement de soi, on va vraiment puiser l’énergie nécessaire pour terminer l’épreuve. Malgré l’épuisement et la douleur, la ligne d’arrivée est le but ultime. Je ne sais pas pourquoi mais grâce à ces épreuves, j’ai l’impression d’avoir appris quelquechose de différent et j’ai désormais l’impression d’être une autre coureuse. Mais surtout, j’ai maintenant hâte de participer à ma prochaine course sur route pour voir mes progrès. Cross2
Avez vous des souvenirs de cross (du collège, ou pas)  ?

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