Depuis près de 3 semaines (l’ultraboost camp d’Adidas à l’INSEP pour être précise) je ne pensais plus qu’à ça…la fameuse côte des gardes. Après avoir tout entendu à son sujet je me suis dit que la meilleure des préparations était d’oublier ce qu’on m’en avait dit (pas la peine de faire monter la pression plus que ça) de m’entraîner avec rigueur! (et aussi d’essayer d’oublier que les autres runneuses de la Boostenergyleague étaient quand même super fortes!)

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J’avoue que j’ai quand même été faire un petit tour sur youtube pour reconnaitre le parcours. En gros, je devais tenir jusqu’au huitième kilomètre et hop, c’était bon. Mais bon, le huitième kilomètre c’était juste la moitié. A ce niveau là, il me faudrait encore parcourir la même distance (mais sans la côte 😉 et ça me semblait assez long. Moi, qui n’avais jamais couru plus de 14 kilomètres d’affilée, je n’étais pas sûre de tenir la distance…

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Préparation OK
Après ces semaines de préparation, c’était enfin le jour J…. Réveil ok, petit dej Ok, tresse pas Ok 😦 du coup, plan B: queue de cheval + pinces tant pis pour les photos 😉
Métro Ok, j’arrive donc 10 minutes avant le RDV pour la photo avec le Boost Jaurès. Presque que des Ok pour le moment, ça s’annonce bien 🙂

fVitesse de croisière
Puis, 10h, Jimmy Vicaut donne le départ! Je me laisse emporter par la foule. Au premier kilomètre, je me rends compte que je suis à 4minutes10 au kilomètre (pas du tout mon rythme!) je décide donc de ralentir un peu même si mes jambes ont envie de suivre les autres. Du 2e au 5e kilomètres je repasse donc en petite vitesse de croisière à 5 minutes/5minutes20 au kilomètres. Beaucoup mieux pour tenir la distance. Je suis à une bonne allure et les kilomètres filent sous mes pieds. J’ai trouvé mon rythme. Quelques gorgées d’eau et hop c’est déjà la côte…

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THE côte
Je commence doucement, 2km c’est long. Sur les côtés, les encouragements fusent. C’est vraiment reboostant d’entendre son prénom. Si vous lisez ça et que vous encouragez parfois des coureurs sur des courses: MERCI!!! On vous doit tous quelques secondes 😉
Cette côte est tout de même assez longue. J’ai vraiment envie qu’elle se termine maintenant, c’était « rigolo » au début mais là, j’ai compris, c’est difficile, j’ai chaud et mon genou droit commence à tirer. Je respire, j’ai quasiment fait la plus grosse partie de l’effort, tout va bien se passer.
Enfin, j’arrive en haut: 173m de dénivelé, pas mal quand même!!! je pourrais me vanter de ça quand on m’attaquera sur mes performances sportives!

wPuis la descente
La seconde partie du parcours est tout aussi sympa (malgré mon genou qui tire de plus en plus). Mais il y a quand même des petites remontées.
Le panorama est vraiment joli et varié. Malgré la fatigue et la distance, j’ai l’impression que tout se déroule à une vitesse folle. Du 8e, je passe directement au 12e, et la, plus que 4km, easy 😉 !
sDernière ligne droite
La suite se passe tout aussi vite que le début et enfin, je vois la ligne droite finale. Et la….mes jambes bloquent…nooooon si près du but! mon genou se durcit et peine à se plier, je redouble d’énergie pour le mobiliser, j’essaie de penser à autre chose pour ne pas sentir la douleur et passe en mode automatique. Mais surtout, j’essaie de sourire car les photographes sont tous placés dans ces 500 derniers mètres. Trop cruel!!

dEnfin, je franchis la ligne d’arrivée! Victoire!! On me donne 1litre d’eau, mon joli petit sac rempli de vivres, ma médaille et les jeunes bénévoles me félicitent. Ils étaient d’ailleurs présents tout au long du parcours en coupe vent banc et casquette Adidas bleue. Des supporters du Paris-Versailles au top!
Enfin, je regarde mon chrono et réalise que mon objectif d’1h45 a été atteint, et même dépassé puisque j’ai terminé la course en 1h37’13. Peut être la magie des ultraboost 🙂
A l’arrivée, massages, étirements et jolie vue du château. Je file au brunch organisé par Adidas avec ma team et recharge mes batteries au soleil

vLa grande classique vaut vraiment le coup! Le parcours est très agréable et les kilomètres semblent filer à une vitesse folle. La côte est un vrai défi mais la récompense en vaut réellement la peine. Je suis fière de l’avoir faite. Maintenant, il faut que je me trouve un nouveau défi pour me surpasser à nouveau!

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