Dimanche dernier, alors que la température dépassait les 25 degrés. J’ai bravé la chaleur et me suis élancée sur les 10km pour Elles. Avec ma copine Runcocotte on a formé une petite team de trois courageuses, prêtes à en découdre avec le bitume et la chaleur. 

9h30, arrivée sur la zone de départ, il y a déjà une ambiance de folie. Des licornes et pizzas gonflables volent dans le ciel, la musique égaie les rues et les 1 900 courageuses semblent survoltées et se placent déjà dans la zone de départ. Papotage, derniers checks et gorgée d’eau puis c’est déjà le moment du départ. 10h, c’est parti pour 10km!

Les deux premiers kilomètres sont assez désagréables car il y a beaucoup de monde, on doit zigzaguer et certaines n’hésitent pas à te déboiter l’épaule pour passer (n’est ce pas madame en vert!)

Au début tout va bien. Je n’ai pas encore trop chaud. Puis, les kilomètres passent et je me dis qu’on devrait inventer quelque-chose comme un ventilateur portable fixé à une casquette. J’ai aussi pensé à créer un petit nuage brumisateur qui se déplace avec toi (un peu comme celui d’Olaf dans la Reine des neige) Mon esprit divague…c’est la surchauffe!

Au 4e kilomètre (presque 5) premier ravitaillement. J’ai la gorge tellement sèche que j’ai du mal à boire. Certaines se balancent les verres d’eau sur le visage. Je me dis que j’ai encore de la réserve. Je bois en trottinant et pense qu’il va falloir une sacré volonté pour terminer ce parcours. Je continue puis croise les premières lors d’une boucle. Je vois sur leurs visages que je ne suis pas la seule à souffrir. ça me rassure à moitié. Mais comment font elles pour courir si vite?!

Puis les kilomètres passent, j’ai chaud, je transpire, mes jambes se ramollissent mais j’ai comme objectif de rejoindre le 2e ravitaillement (KM8). Alors là, plus de réserve. Je me balance un verre d’eau sur le visage (ça fait tellement de bien!) et prends le temps de boire.

Plus que 2kilomètres, c’est rien, mais en même temps c’est beaucoup. J’en ai tellement assez de ce soleil qui tape (erreur fatale je n’ai pas mis de casquette!) qu’après une ligne droite en plein cagnard, je décide de faire une petite pause à l’ombre. Il reste un peu moins d’un kilomètre et demi mais j’ai besoin de reprendre mes esprits pour repartir de plus belle (façon de parler!). Un petit tour par le dernier tunnel  dans lequel je manque de me casser la figure pour cause de manque de visibilité du trottoir et viens ensuite la loooooooongue ligne d’arrivée. J’ai l’impression qu’elle ne se rapproche pas malgré mes efforts. Mes jambes ne veulent plus accélérer! Mais j’y arrive malgré tout!  Pfiou quelle course!  La bénévole qui me donne ma médaille me félicite pour mon T-shirt (poke les emplaqués) et je file m’hydrater! Et là, le bonheur, l’organisation a prévu un jet d’eau. J’ai envie d’y rester des heures! Bananes séchées et grenadine, on se requinque avec les copines en débriefant la course.

Une course dont on ne ressort pas indemne. Les visages sont rouges et les traits tirés. Même mes Nike ont rendu l’âme à l’arrivée, trop de chaleur. Tristesse immense, Adieu jolies Pegasus 33!

10K10

Mon bilan : Une course super sympa et très bien organisée avec une ambiance géniale. Petit bonus pour les organisateurs qui ont fait face aux fortes chaleurs en ajoutant un 2e ravitaillement et en installant un jet d’eau à l’arrivée. En tout cas bravo à toutes car les conditions n’étaient vraiment pas faciles et un bravo encore plus grand à toutes les filles dont c’était la première course!  #Affirmezlasportivequevousêtes : Je pense qu’on a toutes bien affirmé notre sportivité en bouclant ce parcours, et ça, c’est une belle victoire! 😉

📸 Un grand merci à Karim aka ©KW  qui a accompagné, soutenu et encouragé notre team et pris les jolies  photos qui illustrent cet article 🙂 📸

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